Malus écologique : une taxe renforcée pour les véhicules thermiques
Le projet de budget 2025 prévoit un durcissement notable du malus écologique pour les véhicules thermiques, dans le cadre d’une politique fiscale plus stricte en faveur de l’environnement. Le gouvernement souhaite abaisser progressivement le seuil à partir duquel cette taxe s’applique, passant de 118 g/km de CO2 actuellement à 99 g/km d’ici 2027. L’objectif affiché est de favoriser l’adoption des véhicules électriques et de réduire les émissions de gaz à effet de serre du parc automobile français.
Le renforcement du malus écologique entraînera plusieurs changements :
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Augmentation du montant maximum de la taxe, qui passerait de 60 000 € à 90 000 € en 2027.
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Extension de la taxe au poids du véhicule, dite « malus masse », mise en place depuis 2022.
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Réduction des exonérations dont bénéficiaient certains modèles hybrides.
Ces mesures ne concerneront pas uniquement les véhicules haut de gamme, mais toucheront également certains SUV thermiques de moyenne gamme et même certaines citadines. Les constructeurs automobiles européens, déjà confrontés à l’arrêt progressif des moteurs thermiques prévu en 2035, pourraient voir leur activité sur les véhicules conventionnels subir une pression supplémentaire.
Objectifs environnementaux et financiers
Avec ce durcissement du malus écologique, le gouvernement poursuit une double ambition. Premièrement, il souhaite accélérer la transition énergétique en incitant les consommateurs à opter pour des alternatives plus propres, comme les véhicules électriques et hybrides rechargeables.
Deuxièmement, ces mesures permettront de renforcer les recettes publiques, avec des gains estimés à plusieurs milliards d’euros, contribuant ainsi au financement de la transition énergétique.
Cette stratégie s’inscrit dans une politique plus large de « verdissement » de la fiscalité française. En abaissant progressivement le seuil de déclenchement du malus et en augmentant son montant maximum, le gouvernement espère :
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Réduire les émissions de CO2 du parc automobile national.
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Encourager l’adoption massive de véhicules électriques et hybrides rechargeables.
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Mobiliser des fonds pour soutenir la transition énergétique et les projets environnementaux.
